L’essentiel à retenir :
L’ostéodensitométrie utilise une technique d’absorptiométrie biphotonique pour mesurer la densité osseuse avec une irradiation très faible, environ vingt fois inférieure à une radiographie standard. Cet examen rapide et indolore cible principalement le rachis lombaire, le col du fémur et le poignet pour évaluer la solidité des os. Son objectif est de détecter précocement l’ostéoporose et le risque de fractures par une analyse précise des minéraux osseux.
La densité minérale osseuse faible ne se manifeste pas toujours par des symptômes visibles, ce qui rend l’ostéodensitométrie indispensable pour un diagnostic fiable. Cette méthode s’inscrit dans une démarche de prévention ciblant les populations sensibles, notamment les femmes ménopausées et les patients sous corticothérapie prolongée. Grâce à cet examen, il est possible d’ajuster rapidement les traitements et de réduire efficacement le risque de fractures ostéoporotiques invalidantes. Vous serez ainsi en mesure de comprendre quand et pourquoi réaliser ce bilan essentiel pour la santé osseuse.
Comment se passe l’examen de ostéodensitométrie ?
L’examen d’ostéodensitométrie est une procédure rapide, indolore et non invasive qui utilise de faibles doses de rayons X pour mesurer la densité minérale des os, principalement au niveau du rachis lombaire, du col du fémur ou du poignet, et dure entre 10 à 20 minutes en moyenne. Durant cet examen, le patient est allongé immobile sur une table d’examen tandis qu’un appareil balaye précisément les zones ciblées.
Cette technique, appelée aussi absorptiométrie biphotonique (DXA ou DEXA), permet d’obtenir des images avec deux faisceaux de rayons X d’énergie différente, calculant ainsi la quantité de calcium et autres minéraux dans l’os. L’examen est réalisé sans injection et ne nécessite pas d’être à jeun. Il faut rester parfaitement immobile pour éviter de fausser les résultats, et dans certains cas, l’opérateur peut demander quelques ajustements de position.
La dose d’irradiation délivrée est très faible, environ 20 fois inférieure à celle d’une radiographie pulmonaire standard, ce qui rassure sur la sécurité de cette méthode. L’ostéodensitométrie est effectuée en centre de radiologie ou de rhumatologie équipé d’un ostéodensitomètre.
Faut-il se déshabiller pour passer une ostéodensitométrie ?
Pour passer une ostéodensitométrie, il est en général nécessaire de se déshabiller partiellement et de retirer tous les bijoux ou objets métalliques afin d’éviter toute interférence avec les rayons X qui pourraient fausser la mesure de la densité osseuse. Le patient est souvent invité à enfiler une blouse légère mise à disposition par le centre de radiologie.
Le port de vêtements contenant des éléments métalliques comme des boutons, des fermetures éclairs ou des armatures peut perturber le passage des faisceaux de rayons X, altérant la qualité des images et la fiabilité du diagnostic. La plupart des centres proposent un vestiaire sécurisé où déposer les effets personnels avant l’examen.
Il n’est pas nécessaire d’être à jeun, ni d’interrompre un traitement médical. Quelques conseils pratiques comprennent de laisser ses clés, téléphones et autres objets métalliques dans le vestiaire, et de bien informer le personnel si vous avez des prothèses orthopédiques, scolioses ou calcifications, qui peuvent perturber l’interprétation par la suite.
Pourquoi passer une ostéodensitométrie ?
On passe une ostéodensitométrie principalement pour mesurer précisément la densité minérale osseuse, ce qui permet d’évaluer le risque de fracture, diagnostiquer une ostéoporose ou surveiller l’évolution d’une perte osseuse, particulièrement chez les populations à risque. Cette méthode précise évalue la quantité de minéraux, notamment le calcium, présents dans des os spécifiques.
Elle est recommandée pour les sujets ménopausés, ceux sous corticothérapie prolongée, ou présentant des antécédents de fractures sans traumatisme majeur, afin d’ajuster un traitement ciblé avant l’apparition de complications graves. L’ostéodensitométrie est aussi utile pour détecter des maladies osseuses rares ou secondaires altérant la solidité des os, comme l’ostéomalacie ou certains troubles endocriniens.
Cette mesure est un outil clé dans la prévention des fractures ostéoporotiques, en particulier de la hanche et du rachis, qui causent chaque année près de 130 000 fractures liées à l’ostéoporose en France. Elle renseigne sur le T-score, qui permet de classer l’état osseux entre normal, ostéopénie ou ostéoporose.
Quels sont les symptômes d’une ostéoporose ?
L’ostéoporose peut se manifester par une diminution progressive de la taille, une posture voûtée, une courbure visible de la partie supérieure du dos appelée cyphose, ainsi que par des douleurs osseuses diffuses, souvent discrètes au début. Ces signes traduisent une fragilisation croissante de la structure osseuse.
En général, l’ostéoporose est silencieuse jusqu’à la survenue d’une fracture, souvent en tassement vertébral ou fracture du poignet ou de la hanche, même lors d’un traumatisme minime. La douleur osseuse chronique peut être présente, avec une sensibilité accrue au toucher ou en cas de mouvements.
L’apparition d’une posture voûtée ou d’une réduction de la taille peut résulter de tassements vertébraux multiples, signes importants à ne pas négliger pour consulter et réaliser une ostéodensitométrie. Ces symptômes doivent être surveillés, notamment chez les personnes âgées ou ménopausées, populations à haut risque.
Comment savoir si on souffre d’ostéoporose ?
On peut savoir si l’on souffre d’ostéoporose grâce à une ostéodensitométrie, qui mesure la densité minérale osseuse et fournit un T-score indiquant le degré de fragilité osseuse, tandis que les radiographies peuvent détecter des fractures vertébrales silencieuses révélant la maladie. Le diagnostic associe les résultats à l’histoire clinique.
La densitométrie osseuse, réalisée le plus souvent au niveau lombaire et du col du fémur, permet de classer le patient selon ses valeurs de densité, confirmant ou écartant une ostéoporose. Parfois, une radiographie dorsolombaire est prescrite pour rechercher des fractures vertébrales anciennes, souvent indolores mais évocatrices.
Le diagnostic repose aussi sur l’évaluation des facteurs de risque : âge, antécédents familiaux, médicaments, maladies associées. Une fois le score et les examens complémentaires analysés, un traitement adapté peut être instauré pour prévenir les fractures.
Est-ce que l’ostéoporose peut provoquer de la fatigue ?
L’ostéoporose ne provoque pas directement de fatigue, mais elle peut induire des fractures de fatigue, qui sont des micro-fractures osseuses résultant de l’affaiblissement progressif des os et provoquent douleur, gêne et gêne fonctionnelle pouvant indirectement entraîner une sensation de fatigue intense chez le patient.
Une fracture de fatigue survient souvent après un effort normal chez un os fragilisé par l’ostéoporose. La douleur chronique et les limitations fonctionnelles qui en résultent peuvent réduire la mobilité et causer une fatigue physique et même psychique. Cette fatigue est donc la conséquence indirecte de la fragilité osseuse et de ses complications.
Une sensation persistante de fatigue associée à des douleurs osseuses doit inciter à consulter et à faire réaliser une ostéodensitométrie afin d’exclure ou diagnostiquer une ostéoporose non dépistée.
Le mot de l’auteur
“Une évaluation précoce de la densité osseuse est essentielle pour prévenir les fractures et préserver la qualité de vie, car l’ostéoporose s’installe sans symptômes visibles au début.”
Quelle maladie provoque l’ostéoporose ?
L’ostéoporose peut être provoquée secondairement par plusieurs maladies, notamment des formes inflammatoires de rhumatisme comme l’arthrite, des maladies chroniques intestinales entraînant malnutrition, ainsi que des cancers osseux ou leurs métastases, qui altèrent le métabolisme osseux et fragilisent les os durablement.
Ces maladies interfèrent avec la formation ou la destruction osseuse normale, soit en réduisant l’absorption des minéraux indispensables, soit en augmentant la résorption osseuse. Par exemple, l’hyperthyroïdie évolutive non traitée ou des syndromes comme le syndrome de Cushing peuvent aussi induire une ostéoporose secondaire.
Par ailleurs, certains traitements médicaux, notamment la corticothérapie prolongée, sont des causes fréquentes d’ostéoporose secondaire, d’où la nécessité de surveiller la densité osseuse chez ces patients.
Quelle est la durée d’une ostéodensitométrie ?
La durée d’une ostéodensitométrie est généralement inférieure à quinze minutes, ce qui en fait un examen court réalisé en un seul rendez-vous, au cours duquel deux zones principales sont analysées : le rachis lombaire et le col du fémur, parfois complété par le poignet.
La préparation est minimale et la prise de mesure rapide, ne nécessitant pas de pause ni d’attente prolongée. Pour garantir une bonne qualité d’image, il est essentiel que le patient reste immobile quelques minutes, ce qui limite aussi les risques d’erreur.
Cette durée courte permet de limiter l’anxiété des patients et propose un bilan efficace sans douleur ni complications. Les résultats sont ensuite interprétés par un médecin spécialisé, avec un compte-rendu habituellement disponible sous quelques jours.
Quand prescrire une ostéodensitométrie ?
L’ostéodensitométrie doit être prescrite en cas de facteurs de risque significatifs, notamment chez les femmes ménopausées présentant antécédents de fracture sans traumatisme, sous traitement prolongé par corticoïdes (plus de trois mois), ou en présence de pathologies pouvant entraîner une ostéoporose secondaire comme une hyperthyroïdie évolutive non traitée.
Elle est aussi recommandée pour évaluer la perte osseuse en cas de fractures vertébrales, ou pour suivre l’efficacité d’un traitement anti-ostéoporotique chez les patients à risque. Par ailleurs, un second examen peut être prescrit trois à cinq ans après le premier pour surveiller les éventuelles évolutions si de nouveaux facteurs de risque apparaissent.
La prescription doit être personnalisée selon l’âge, les antécédents familiaux, l’état général et les traitements en cours, afin de garantir une prise en charge adaptée et prévenir les complications osseuses graves.
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Je suis Elsa et je pratique la chiropraxie depuis maintenant 7 ans. J’ai fait mes études à Draguignan et partage mes astuces et conseils sur les sujets santé qui m’intéressent. Je suis également coach et thérapeute auprès des jeunes adolescents.






